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Cette entreprise est-elle en liquidation ?

Son nom ou son numéro SIREN suffit : vous voyez son état au registre officiel et les procédures publiées (sauvegarde, redressement, liquidation), datées, avec l'annonce officielle.

Comprendre

Sauvegarde, redressement, liquidation : ce que disent les annonces officielles

Quand une entreprise ne peut plus payer ses dettes, c'est le tribunal qui décide de la suite, et chacune de ses décisions est publiée au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC). C'est cette annonce, et non le registre des entreprises, qui dit si une entreprise est en difficulté. Avant de signer un devis, de lancer un chantier ou de livrer une commande, deux minutes suffisent pour la lire.

Trois procédures, trois situations différentes

Sauvegarde, redressement et liquidation portent un nom commun, « procédures collectives » : le tribunal gèle les dettes de l'entreprise et organise le paiement de tous ses créanciers en même temps. Mais elles ne disent pas du tout la même chose de sa santé.

  • La sauvegarde : l'entreprise a des difficultés qu'elle ne peut pas surmonter seule, mais elle paie encore ses factures. C'est son dirigeant, et lui seul, qui demande cette protection. Elle continue de travailler pendant qu'elle se réorganise.
  • Le redressement judiciaire : l'entreprise est « en cessation des paiements », c'est-à-dire que sa trésorerie ne suffit plus à régler ses dettes du moment. Elle continue de travailler, sous la surveillance du tribunal, pendant une période d'observation de six mois, renouvelable jusqu'à dix-huit. À la fin, le tribunal arrête un plan, ou prononce la liquidation.
  • Le plan : au terme d'une sauvegarde ou d'un redressement, le tribunal peut fixer un plan qui étale le remboursement des dettes sur dix ans au plus. L'entreprise travaille normalement tant qu'elle le respecte.
  • La liquidation judiciaire : l'entreprise est en cessation des paiements et son redressement est jugé impossible. Son activité s'arrête, en principe dès le jugement, et un liquidateur vend ses biens pour payer les créanciers. Elle se termine le plus souvent par une « clôture pour insuffisance d'actif » : l'argent ne suffit pas à tout payer, et la société disparaît.

Pourquoi le registre peut afficher « active »

Le registre officiel des entreprises dit seulement si une entreprise est active ou fermée. Il n'est mis à jour qu'à sa fermeture définitive, après la clôture de la liquidation. Entre le jugement et cette fermeture, il s'écoule souvent des mois, parfois des années, pendant lesquels l'entreprise reste « active » sur le registre, sur son site internet et dans la plupart des annuaires.

Ce n'est pas un cas rare : dans les vérifications de Reavo, plus de neuf entreprises en liquidation sur dix étaient encore dites « actives » au registre.

À l'inverse, une entreprise « fermée » au registre n'est pas forcément passée par le tribunal : elle a pu cesser son activité d'elle-même, fusionner avec une autre ou changer de forme. Seules les annonces officielles disent s'il y a eu une procédure. C'est pourquoi l'outil lit les deux : l'état au registre, puis les annonces publiées au BODACC, et vous alerte quand ils ne disent pas la même chose.

Comment lire une annonce

Chaque jugement donne lieu à une annonce, publiée en général quelques jours après la décision. L'outil vous en montre la nature, la date et le lien vers le texte officiel. En l'ouvrant, vous trouverez :

  • la nature du jugement : ouverture d'une sauvegarde, d'un redressement ou d'une liquidation, conversion d'un redressement en liquidation, plan, clôture ;
  • la date du jugement, différente de la date de publication, et souvent la date à laquelle le tribunal a fixé la cessation des paiements ;
  • le tribunal qui a jugé, et le nom du mandataire ou du liquidateur : c'est à lui qu'il faut écrire si l'entreprise vous doit de l'argent ;
  • le rappel du délai pour déclarer une créance : deux mois à partir de la publication du jugement d'ouverture.

Plusieurs annonces pour une même entreprise

Une procédure laisse plusieurs traces : l'ouverture, puis l'état des créances, puis le plan ou la clôture. C'est la plus récente qui dit où en est l'entreprise, sauf pour une liquidation : une fois prononcée, elle l'emporte sur ce qui suit, à moins qu'un jugement ne l'annule.

Les annonces de dépôt des comptes ou de modification (nouveau dirigeant, nouvelle adresse) ne sont pas des procédures : l'outil ne les affiche pas, mais il en tient compte. Une entreprise liquidée qui dépose encore ses comptes des années après mérite une lecture attentive : le jugement a pu être annulé, ou l'annonce visait une autre entreprise du même nom. Dans ce cas, l'outil vous le signale au lieu de conclure.

Avant un devis ou un chantier : les bons réflexes

Dans le bâtiment comme dans tout le commerce entre entreprises, on travaille souvent à crédit : vous avancez le matériel et les heures, le client paie à trente ou soixante jours. S'il passe en liquidation entre-temps, votre facture rejoint la file des créanciers, et les créanciers ordinaires passent après les salariés, l'État et ceux qui ont une garantie.

  • Vérifiez le client avant de signer le devis, puis de nouveau avant les grosses étapes : une procédure peut s'ouvrir en cours de chantier.
  • Demandez son numéro SIREN, qui figure sur ses devis, ses factures et ses mentions légales : avec lui, aucun risque de confondre deux entreprises du même nom.
  • Face à une sauvegarde ou un redressement, rien n'interdit de travailler, mais protégez-vous : un acompte à la commande, un paiement à chaque étape, et les factures réglées avant de continuer.
  • Face à une liquidation, ne vous engagez pas. Si l'entreprise vous doit déjà de l'argent, déclarez votre créance au liquidateur nommé dans l'annonce, dans les deux mois qui suivent sa publication : passé ce délai, elle n'est pas payée.
  • Restez attentif aux signes qui précèdent souvent une procédure : des retards de paiement qui s'allongent, des chèques refusés, des demandes de délai répétées.
  • Le même réflexe vaut pour vos fournisseurs et vos sous-traitants : un fournisseur en liquidation ne livrera pas la commande que vous avez payée d'avance.
Détails techniques

Les annonces viennent du BODACC (Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales), publié en données ouvertes par la DILA : familles « procédures collectives » et « radiations ». L'outil lit les 40 annonces les plus récentes de l'entreprise, toutes familles confondues : les dépôts des comptes et les modifications servent à repérer une entreprise qui a continué de vivre après une liquidation publiée.

L'état au registre vient de la base Sirene de l'Insee et du Registre national des entreprises (RNE), par l'API publique Recherche d'entreprises : unité légale active ou cessée, et nombre d'établissements ouverts. Une unité « active » sans aucun établissement ouvert est considérée comme fermée.

Les procédures relèvent du livre VI du Code de commerce : sauvegarde (articles L620-1 et suivants), redressement judiciaire (L631-1 et suivants), liquidation judiciaire (L640-1 et suivants). Le délai de déclaration des créances, deux mois à compter de la publication du jugement d'ouverture au BODACC, est fixé par l'article R622-24.

  • Procédure collective, cessation des paiements, période d'observation
  • Jugement d'ouverture, jugement de conversion en liquidation judiciaire, plan de continuation
  • Clôture pour insuffisance d'actif, clôture pour extinction du passif, radiation du RCS
  • Mandataire judiciaire, administrateur judiciaire, liquidateur, déclaration de créances, relevé de forclusion
  • SIREN (9 chiffres, l'entreprise), SIRET (14 chiffres, l'établissement)
Reavo, l'outil de prospection

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Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande

Comment savoir si une entreprise est en liquidation judiciaire ?

Tapez son nom ou son numéro SIREN dans l'outil en haut de cette page. Il lit son état au registre officiel et les annonces de procédure publiées au BODACC, le journal officiel où paraît chaque jugement. Le registre seul ne suffit pas : il affiche souvent « active » une entreprise en liquidation.

Une entreprise en redressement judiciaire peut-elle encore travailler ?

Oui. Pendant un redressement, l'entreprise continue son activité, sous la surveillance du tribunal, pendant une période d'observation de six à dix-huit mois. Vous pouvez travailler avec elle en vous protégeant : un acompte, un paiement à chaque étape. Seule la liquidation arrête l'activité.

Pourquoi le registre dit-il « active » une entreprise en liquidation ?

Parce qu'il n'est mis à jour qu'à la fermeture définitive de l'entreprise, à la fin de la liquidation, parfois des mois ou des années après le jugement. L'annonce de liquidation publiée au BODACC fait foi : l'outil la cherche, et vous alerte quand le registre et l'annonce ne disent pas la même chose.

Un client en liquidation me doit de l'argent : que faire ?

Déclarez votre créance au liquidateur dont le nom figure dans l'annonce, de préférence par lettre recommandée avec avis de réception, dans les deux mois qui suivent la publication du jugement d'ouverture au BODACC. Passé ce délai, la créance n'est pas payée, sauf si le juge vous en relève parce que le retard ne vient pas de vous.

Où trouver le numéro SIREN d'une entreprise ?

Sur ses devis, ses factures, ses mentions légales ou son extrait Kbis. Si vous ne l'avez pas, tapez son nom et sa ville dans l'outil : il vous propose les entreprises qui répondent, avec leur ville et leur SIREN.

Les informations sont-elles à jour ?

L'outil interroge le registre officiel et le BODACC à chaque recherche. Une annonce paraît en général quelques jours après le jugement : une procédure ouverte ces derniers jours peut ne pas encore y figurer. Avant un engagement important, vérifiez de nouveau juste avant de signer.

Cet outil est-il vraiment gratuit ?

Oui. Il est gratuit et sans inscription, dans la limite de 30 recherches par jour pour éviter les abus. C'est l'un des outils gratuits de Reavo, l'outil de prospection des indépendants, des TPE et des PME.

Qu'est-ce que Reavo ?

Reavo est un outil de prospection pour les indépendants, les TPE et les PME. Vous décrivez les entreprises que vous cherchez, avec vos mots : Reavo les trouve, vérifie chacune au registre officiel, trouve à qui écrire et rédige un mail personnalisé pour chacune. Vous relisez ; avec Pro et Croissance, Reavo envoie vos mails depuis une boîte d'envoi dédiée et rassemble les réponses.

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