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Vos mails arrivent-ils en spam ?

Tapez votre adresse email : l'outil vérifie ce que regardent Gmail et Outlook avant de classer vos mails, et vous dit quoi corriger chez votre hébergeur.

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Comprendre

Pourquoi des mails arrivent en spam, et comment l'éviter

Un mail classé en spam n'est presque jamais lu. Avant même de regarder ce que vous avez écrit, la messagerie de votre destinataire (Gmail, Outlook, Orange…) regarde d'où vient le mail : votre domaine, la partie de votre adresse qui suit le @. Peut-on vous répondre ? Le mail vient-il vraiment de chez vous ? Le domaine a-t-il bonne réputation ? Ces réglages se font une fois pour toutes, en quelques minutes, dans la zone DNS du domaine : la fiche qui dit où arrivent ses mails et qui a le droit d'en envoyer.

Ce que Gmail, Yahoo et Outlook exigent

Depuis février 2024, Gmail demande à tout expéditeur d'authentifier ses mails, et à ceux qui envoient plus de 5 000 mails par jour vers des adresses Gmail de publier en plus une consigne contre les faux mails. Yahoo applique les mêmes règles depuis la même date. Microsoft les a reprises en mai 2025 pour Outlook.com, Hotmail et Live, et refuse depuis les mails des gros expéditeurs qui ne les respectent pas. Gmail, lui aussi, refuse une partie des mails non conformes depuis novembre 2025.

Même si vous envoyez bien moins, ces messageries regardent les mêmes signaux pour tout le monde : un domaine mal réglé part avec un handicap. Et rien ne vous prévient. Vos mails partent normalement, mais atterrissent dans le dossier spam, ou n'arrivent pas du tout. C'est pourquoi il vaut la peine de vérifier avant de prospecter.

Les domaines français ont du retard. Fin septembre 2025, selon l'Afnic, qui gère le .fr, 69 % des noms de domaine en .fr déclaraient leurs serveurs autorisés, 41 % publiaient une signature, et seulement 19,5 % une consigne contre les faux mails.

Les quatre points du test, en clair

L'outil vérifie ce que les messageries vérifient elles-mêmes, dans les informations publiques de votre domaine :

  • Votre domaine peut recevoir des mails. Il lui faut au moins un serveur de réception. Sans lui, personne ne peut vous répondre, et un expéditeur à qui l'on ne peut pas écrire inquiète les filtres.
  • Vos mails sont signés et authentifiés. Trois réglages y concourent : la liste des serveurs autorisés à envoyer en votre nom, la signature que votre messagerie ajoute à chaque mail, et la consigne qui dit quoi faire d'un mail qui se fait passer pour vous. Ensemble, ils prouvent que le mail vient bien de chez vous.
  • Votre domaine n'est sur aucune liste noire. Des organismes comme Spamhaus tiennent la liste des domaines vus dans du spam, et les messageries la consultent. Un domaine listé voit ses mails rejetés ou classés en spam, même légitimes.
  • L'âge du domaine. Les envoyeurs de spam achètent des domaines neufs et en changent sans cesse : un domaine de quelques jours est suspect par défaut, un domaine établi inspire confiance.

Un domaine qui ne reçoit pas de mails

Pour un expéditeur, c'est un défaut qui ne se voit pas : vos mails partent, mais personne ne peut y répondre, et les messageries s'en méfient. Pour celui qui prospecte, c'est une adresse où l'on écrit dans le vide, et chaque mail qui revient abîme la réputation de l'adresse qui l'a envoyé.

Corriger chez votre hébergeur

Tous ces réglages se trouvent au même endroit : la zone DNS de votre domaine, chez le prestataire qui la gère, souvent celui où vous avez acheté le domaine (OVHcloud, IONOS, Gandi, o2switch, Infomaniak…). La signature des mails, elle, s'active chez votre messagerie (Google Workspace, Microsoft 365 ou l'offre mail de votre hébergeur), qui vous donne l'enregistrement à ajouter.

L'outil reconnaît votre messagerie et ce prestataire. Pour chaque problème, il vous donne le chemin à suivre, l'enregistrement exact à copier et le lien vers la documentation officielle. Une modification met de quelques minutes à quelques heures pour se propager : relancez le test ensuite. Trois conseils avant de vous lancer :

  • Ne publiez qu'une seule liste de serveurs autorisés. En ajouter une deuxième pour un nouveau service, au lieu de compléter la première, les annule toutes les deux.
  • Commencez la consigne contre les faux mails en observation (« p=none »), puis rendez-la stricte (« p=quarantine ») quelques semaines plus tard, une fois sûr que tous vos mails passent.
  • Gardez une trace de ce que vous changez : la valeur d'avant suffit à revenir en arrière.

Ce que le test ne voit pas

Un domaine bien réglé est nécessaire, pas suffisant. Les messageries regardent aussi la façon dont vous envoyez : mieux vaut écrire peu, à des personnes bien choisies, et augmenter le rythme peu à peu, comme le fait une boîte d'envoi préchauffée. Elles observent notamment :

  • le nombre de mails : beaucoup d'envois d'un coup, depuis une adresse qui écrivait peu, ressemblent à du spam ;
  • les adresses : des mails qui reviennent parce que l'adresse n'existe pas abîment votre réputation ;
  • les réactions de vos destinataires : Gmail demande de rester sous 0,3 % de mails signalés comme spam, et un mail court et personnel est rarement signalé ;
  • le contenu : beaucoup de liens, des pièces jointes, des formules racoleuses ou un mail fait d'une seule image pèsent dans la balance.
Détails techniques

Réception : les enregistrements MX du domaine. Un MX « 0 . » (null MX, RFC 7505) déclare que le domaine ne reçoit aucun mail. Une absence de réponse du serveur DNS est affichée « non vérifiable », jamais « non ».

SPF (Sender Policy Framework, RFC 7208) : un seul enregistrement TXT « v=spf1 » par domaine (deux ou plus donnent une erreur permanente), une terminaison « -all » ou « ~all », et au plus 10 recherches DNS en tout (include, a, mx, ptr, exists, redirect), includes compris. L'outil suit les includes pour les compter, et vérifie que l'hébergeur de messagerie reconnu y figure.

DKIM (DomainKeys Identified Mail, RFC 6376) : la clé publique est publiée en TXT sous <sélecteur>._domainkey.<domaine>. Les sélecteurs ne se listent pas : l'outil essaie les plus courants (google, selector1, selector2, default, mail, dkim, k1, s1…) et ceux de l'hébergeur reconnu. Une clé non trouvée n'est pas la preuve qu'il n'y en a pas.

DMARC (RFC 9989, qui remplace la RFC 7489 depuis mai 2026) : un TXT sur _dmarc.<domaine>, avec la politique p=none (observation), p=quarantine (spam) ou p=reject (refus), et l'adresse des rapports agrégés (rua). La balise pct n'existe plus. Sans enregistrement sur un sous-domaine, celui du domaine parent s'applique.

Listes noires de domaines : Spamhaus DBL, SURBL et URIBL, interrogées par DNS. Ces listes refusent les grands résolveurs publics et les clouds ; une réponse de refus est affichée « non vérifiable », jamais « propre ». Chaque question part avec celle du domaine de test officiel de la liste (dbltest.com, test.surbl.org, test.uribl.com) : si lui n'apparaît pas listé, la réponse est écartée.

Âge : la date de création lue par RDAP (Registration Data Access Protocol), auprès du registre de l'extension (l'AFNIC pour .fr).

  • Test SPF, test DKIM, test DMARC : vérifier SPF, DKIM et DMARC d'un domaine
  • Test blacklist email : Spamhaus DBL, SURBL, URIBL
  • Enregistrement MX, null MX, zone DNS, propagation DNS
  • Alignement DMARC, rapports DMARC (rua), p=none, p=quarantine, p=reject
  • Délivrabilité, réputation d'un domaine, préchauffage d'une boîte (warm-up)
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Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande

Pourquoi mes mails arrivent-ils en spam ?

Le plus souvent pour une de ces raisons : votre domaine n'est pas authentifié (pas de liste de serveurs autorisés, pas de signature, pas de consigne contre les faux mails), il est sur une liste noire, il est tout neuf, ou vos envois ressemblent à du spam (beaucoup de mails d'un coup, des adresses qui n'existent pas, un contenu racoleur). L'outil en haut de cette page vérifie les quatre premiers points en quelques secondes.

Comment vérifier SPF, DKIM et DMARC ?

Tapez votre adresse ou votre domaine dans l'outil : il lit les enregistrements publiés dans la zone DNS de votre domaine, vous dit en clair s'ils sont bons, et montre les enregistrements bruts dans « Détails techniques ». Pour la signature (DKIM), il essaie les sélecteurs les plus courants et ceux de votre messagerie : une signature publiée sous un nom inhabituel peut lui échapper.

Comment savoir si mon domaine est sur une liste noire ?

L'outil interroge Spamhaus, SURBL et URIBL, les listes noires de domaines que consultent les messageries. Si l'une d'elles refuse de répondre, il l'affiche « non vérifiable » plutôt que de vous dire que tout va bien. Les listes d'adresses IP, elles, visent les serveurs d'envoi : avec Google Workspace, Microsoft 365 ou l'offre mail de votre hébergeur, c'est lui qui les surveille.

Mon domaine est sur une liste noire : que faire ?

Trouvez d'abord la cause (site piraté, mot de passe de messagerie volé, envoi en masse à des adresses achetées) et corrigez-la. Demandez ensuite le retrait sur le site de la liste concernée : l'outil vous donne le lien. Sans correction, le domaine sera de nouveau listé.

Faut-il un autre domaine pour prospecter ?

C'est prudent. Prospecter depuis votre adresse principale met en jeu la réputation du domaine qui porte aussi vos devis, vos factures et vos échanges avec vos clients. Un domaine d'envoi à part protège le principal, à condition de le régler aussi bien et de le faire monter en charge doucement : un domaine neuf qui envoie beaucoup d'un coup finit en spam. Avec Pro et Croissance, Reavo vous fournit une boîte d'envoi dédiée, sur un domaine d'envoi de Reavo.

Gardez-vous mon adresse email ?

Non. Seul le domaine, ce qui suit le @, est vérifié : avec le formulaire, la partie avant le @ n'est même pas envoyée à nos serveurs. L'outil n'écrit jamais à votre adresse.

Cet outil est-il vraiment gratuit ?

Oui. Il est gratuit et sans inscription, dans la limite de 20 recherches par jour pour éviter les abus. C'est l'un des outils gratuits de Reavo, l'outil de prospection des indépendants, des TPE et des PME.

Qu'est-ce que Reavo ?

Reavo est un outil de prospection pour les indépendants, les TPE et les PME. Vous décrivez les entreprises que vous cherchez, avec vos mots : Reavo les trouve, vérifie chacune au registre officiel, trouve à qui écrire et rédige un mail personnalisé pour chacune. Vous relisez ; avec Pro et Croissance, Reavo envoie vos mails depuis une boîte d'envoi dédiée et rassemble les réponses.

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