Avez-vous le droit d'envoyer ce mail ?
Répondez à quelques questions sur votre mail de prospection : vous saurez si vous pouvez l'envoyer, quelles règles s'appliquent et ce qu'il faut y ajouter.
Prospecter par email : ce que dit la loi, en clair
Envoyer un mail de prospection est légal en France, à condition de respecter quelques règles, qui changent selon que vous écrivez à un professionnel ou à un particulier. Voici l'essentiel, en mots simples. C'est une information générale, pas un conseil juridique : pour un cas particulier, demandez à un avocat ou consultez la CNIL.
Professionnel ou particulier : deux règles différentes
Vers un particulier, la règle est l'accord préalable : la personne doit avoir accepté de recevoir vos offres par mail, par un geste clair, comme une case qu'elle coche elle-même. Une case cochée d'avance ne compte pas, et accepter des conditions générales ne suffit pas.
Une exception existe pour vos clients : vous pouvez leur écrire sans accord préalable au sujet de produits ou services semblables à ceux qu'ils vous ont déjà achetés, s'ils ont pu refuser vos offres au moment où vous avez pris leur adresse, puis dans chaque mail. Créer un compte sur votre site sans rien acheter ne fait pas de quelqu'un un client.
Vers un professionnel, la règle est plus souple. La CNIL admet la prospection par mail sans accord préalable quand l'objet du mail est en rapport avec le métier de la personne. Son exemple : un logiciel présenté au responsable informatique d'une entreprise. La personne doit en être informée et pouvoir refuser à tout moment.
Le mot qui compte est « rapport ». Proposer une offre sans lien avec le métier de la personne, à son adresse de travail, redemande son accord. En 2020, la CNIL a sanctionné une société de livraison de repas qui écrivait, entre autres manquements, à des professionnels dont le métier n'avait que peu de lien avec son offre (20 000 €).
Adresse générale ou adresse d'une personne
Une adresse comme contact@, info@ ou commande@ est celle de l'entreprise. Pour la CNIL, ces adresses, qui concernent des sociétés, ne sont pas soumises aux règles d'accord et d'information des personnes : vous pouvez y présenter votre offre.
Une adresse comme prenom.nom@ désigne une personne. C'est une donnée personnelle, protégée par le RGPD, même s'il s'agit de son adresse de travail. Vous pouvez l'utiliser pour une offre liée à son métier, mais la personne doit savoir qui vous êtes, pourquoi vous lui écrivez, d'où vient son adresse et qu'elle peut refuser. Si elle ne vous a pas donné son adresse elle-même, le RGPD demande que ce soit dit au plus tard dans le premier message.
Attention au cas des entrepreneurs individuels : la CNIL parle des adresses des sociétés. Chez un entrepreneur individuel, l'adresse générale est souvent lue par lui seul ; traitez-la comme celle d'une personne.
Ce qu'un mail de prospection doit contenir
Quelle que soit l'adresse, professionnelle ou personnelle, générale ou nominative, la loi impose trois choses dans chaque mail de prospection, relances comprises (article L34-5 du Code des postes et des communications électroniques) :
- Qui vous êtes : votre nom et celui de votre entreprise. Cacher ou brouiller l'identité de l'expéditeur est interdit.
- Un moyen simple et gratuit de ne plus recevoir vos mails : un lien de désinscription, ou une phrase comme « si vous préférez ne plus recevoir de message de ma part, dites-le-moi simplement en réponse ».
- Un objet qui correspond à ce que vous proposez : l'objet du mail ne doit pas tromper sur son contenu.
Pour l'adresse d'une personne, deux habitudes en plus
Dites d'où vient son adresse, en une phrase, avec un lien vers votre politique de confidentialité pour le détail. La personne peut aussi vous demander à tout moment d'où vous tenez son adresse : vous devez pouvoir le lui dire.
Quand quelqu'un vous répond qu'il ne veut plus de vos mails, notez-le et ne lui écrivez plus jamais, y compris depuis une nouvelle liste. La CNIL recommande de garder de quoi respecter ces refus au moins trois ans.
Les erreurs fréquentes
La plupart des problèmes viennent de quelques habitudes, faciles à éviter :
- Écrire à des particuliers parce que leur adresse est visible sur Internet : une adresse visible n'est pas un accord.
- Envoyer une offre sans rapport avec le métier de la personne à son adresse nominative : l'accord préalable redevient obligatoire.
- Acheter un fichier sans demander comment les adresses ont été obtenues. Pour des particuliers, chaque personne doit avoir accepté de recevoir des offres de partenaires, en sachant lesquels ; pour des professionnels, elle doit avoir été informée et avoir pu s'opposer. Demandez la preuve au vendeur, et citez-le dans votre premier mail.
- Deviner des adresses (prenom.nom@) sans les vérifier : la personne n'a jamais publié cette adresse, et un mail qui revient abîme la réputation de votre adresse d'envoi.
- Oublier la phrase de retrait dans les relances : la règle vaut pour chaque mail, pas seulement le premier.
- Récupérer sur un réseau social des coordonnées que les personnes réservaient à leurs relations : la CNIL a sanctionné une société notamment pour cela en 2024 (240 000 €).
Et hors de France ?
Au Royaume-Uni, la règle est proche de la nôtre pour les sociétés : une Ltd, une plc ou une LLP peut recevoir vos mails de prospection sans accord préalable, tant que vous dites qui vous êtes et donnez un moyen de refuser. Un entrepreneur individuel ou une société de personnes est traité comme un particulier : il faut son accord, sauf si c'est un client et que vous lui parlez de produits semblables à ses achats.
Dans les autres pays de l'Union européenne, la règle pour les particuliers est la même partout : l'accord préalable. Entre professionnels, chaque pays décide ; l'Allemagne, par exemple, demande l'accord même entre professionnels. Hors de l'Union, la loi du pays du destinataire compte aussi, et le RGPD continue de s'appliquer à votre entreprise si elle est établie en France.
Détails techniques
En France, la prospection par mail relève de l'article L34-5 du Code des postes et des communications électroniques, qui transpose l'article 13 de la directive 2002/58/CE (dite « ePrivacy »), et du RGPD. Vers les particuliers (B2C), c'est l'opt-in : consentement préalable, sauf l'exception du client pour des produits ou services analogues (« soft opt-in »). Vers les professionnels (B2B), c'est l'opt-out : la CNIL admet l'intérêt légitime (article 6.1.f du RGPD) quand la sollicitation est en rapport avec la profession, avec information et droit d'opposition (article 21).
Information des personnes : article 14 du RGPD quand les données ne sont pas collectées auprès de la personne, au plus tard lors de la première communication (article 14.3.b), source comprise (article 14.2.f). Droit d'accès à la source : article 15.1.g. Le droit d'opposition doit être présenté au plus tard lors de la première communication (article 21.4).
Royaume-Uni : la règle des Privacy and Electronic Communications Regulations (PECR) sur les mails de prospection vise les « individual subscribers » (particuliers, sole traders, certaines partnerships), pas les « corporate subscribers » (Ltd, plc, LLP). L'ICO indique que ses lignes directrices sont en cours de révision après le Data (Use and Access) Act.
Décision n° 2026-1210 QPC du 25 juin 2026 : le Conseil constitutionnel a déclaré contraires à la Constitution, avec effet reporté au 31 octobre 2027, les alinéas de l'article L34-5 qui organisent les sanctions par plusieurs autorités. Les règles d'envoi (consentement, mentions obligatoires) ne sont pas concernées.
Sources
- CNIL, la prospection commerciale par courrier électronique, mise à jour du 10 juin 2026, consultée le 13 octobre 2026
- Code des postes et des communications électroniques, article L34-5 (Légifrance), consulté le 13 octobre 2026
- RGPD, articles 12 à 23 (droits des personnes), sur le site de la CNIL, consulté le 13 octobre 2026
- CNIL, transmettre des données de particuliers à des partenaires, mise à jour du 10 juin 2026, consultée le 13 octobre 2026
- CNIL, utiliser une liste repoussoir pour respecter l'opposition, consulté le 13 octobre 2026
- CNIL, délibération SAN-2020-018 du 8 décembre 2020 (Légifrance), consulté le 13 octobre 2026
- CNIL, sanction de 240 000 euros à l'encontre de la société Kaspr, consulté le 13 octobre 2026
- ICO (autorité britannique), Business-to-business marketing, consulté le 13 octobre 2026
- Conseil constitutionnel, décision n° 2026-1210 QPC du 25 juin 2026, consultée le 13 octobre 2026
Trouvez vos prochains clients en quelques mots
Décrivez qui vous cherchez. Reavo trouve les entreprises, vérifie chacune au registre officiel, trouve à qui écrire et rédige un mail personnalisé pour chacune. Vous relisez, Reavo envoie depuis votre boîte dédiée et rassemble les réponses.
- Étape 1
Étape 1 : Vous décrivez votre cible
« Plombiers chauffagistes autour de Lyon », « cabinets comptables à Nantes » : avec vos mots, sans filtre technique.
- Étape 2
Étape 2 : Reavo trouve et vérifie
Il trouve les entreprises, vérifie chacune au registre officiel, écarte celles qui sont fermées ou hors de votre zone, et trouve à qui écrire.
- Étape 3
Étape 3 : Il rédige, vous relisez, il envoie
Un mail personnalisé pour chaque entreprise. Avec Pro et Croissance, Reavo l'envoie depuis votre boîte dédiée, s'occupe des relances et rassemble les réponses.
Votre première liste est offerte
30 entreprises de votre cible, leurs décideurs et un mail prêt pour chacune. Sans carte bancaire.
Solo
29 € HT par mois
150 entreprises qualifiées par mois
L'essentiel pour trouver vos prospects, sans y passer de temps
ProLa plus choisie
99 € HT par mois
400 entreprises qualifiées par mois
Clé en main : Reavo prospecte pour vous
Croissance
199 € HT par mois
1 000 entreprises qualifiées par mois
Le clé en main, pour les gros volumes
Avantage membre : votre abonnement baisse de 5 % chaque mois, jusqu'à -25 %.
Le détail des formulesCe que l'on nous demande
A-t-on le droit de prospecter par email en B2B en France ?
Oui, sans accord préalable, si votre offre est en rapport avec le métier de la personne, si le mail dit qui vous êtes et s'il donne un moyen simple de ne plus en recevoir. Si vous écrivez à l'adresse d'une personne, elle doit aussi savoir d'où vient son adresse. Vers une adresse générale (contact@, info@), les règles d'accord ne s'appliquent pas, mais le nom de l'expéditeur et le moyen de refuser restent obligatoires.
Faut-il un accord pour écrire à un particulier ?
Oui, en principe : son accord préalable, donné par un geste clair, comme une case qu'il coche lui-même. Seule exception : un client, pour des produits ou services semblables à ceux qu'il vous a achetés, s'il a pu refuser vos offres au moment où vous avez pris son adresse.
Peut-on utiliser un fichier d'adresses acheté ?
Seulement si le vendeur peut montrer que les personnes ont été informées et ont pu s'opposer (pour des professionnels), ou qu'elles ont accepté de recevoir des offres de partenaires (pour des particuliers). Dans votre premier mail, dites d'où viennent leurs coordonnées.
Que risque-t-on si on ne respecte pas ces règles ?
Une plainte à la CNIL, puis une sanction : 20 000 € en 2020 pour une société qui, entre autres, écrivait sans accord à des professionnels dont le métier n'avait que peu de lien avec son offre, 240 000 € en 2024 pour une société qui récupérait sur un réseau social des coordonnées que les personnes réservaient à leurs relations. Et, plus souvent, des mails signalés comme indésirables, qui finissent dans les spams.
Cet outil remplace-t-il un avis juridique ?
Non. C'est une information générale, tirée des textes officiels (CNIL, Code des postes et des communications électroniques, RGPD), pas un conseil juridique. Pour un cas particulier ou en cas de doute, demandez à un avocat ou consultez la CNIL.
Cet outil est-il vraiment gratuit ?
Oui. Il est gratuit et sans inscription, dans la limite de 50 recherches par jour pour éviter les abus. C'est l'un des outils gratuits de Reavo, l'outil de prospection des indépendants, des TPE et des PME.
Qu'est-ce que Reavo ?
Reavo est un outil de prospection pour les indépendants, les TPE et les PME. Vous décrivez les entreprises que vous cherchez, avec vos mots : Reavo les trouve, vérifie chacune au registre officiel, trouve à qui écrire et rédige un mail personnalisé pour chacune. Vous relisez ; avec Pro et Croissance, Reavo envoie vos mails depuis une boîte d'envoi dédiée et rassemble les réponses.
Combien coûte Reavo ?
Votre première liste de 30 entreprises est offerte à l'inscription, sans carte bancaire. Ensuite, trois formules mensuelles sans engagement : Solo à 29 € HT par mois, Pro à 99 € et Croissance à 199 €.
D'autres outils gratuits pour prospecter
Cette entreprise est-elle en liquidation ?
Son nom ou son numéro SIREN suffit : vous voyez son état au registre officiel et les procédures publiées (sauvegarde, redressement, liquidation), datées, avec l'annonce officielle.
Utiliser l'outilQui dirige cette entreprise ?
Son nom ou son numéro SIREN suffit : vous voyez qui la dirige au registre officiel (gérant, président…), son activité, son adresse, son effectif et sa date de création.
Utiliser l'outilVos mails arrivent-ils en spam ?
Tapez votre adresse email : l'outil vérifie ce que regardent Gmail et Outlook avant de classer vos mails, et vous dit quoi corriger chez votre hébergeur.
Utiliser l'outilDécrivez votre cible. Reavo prépare le reste.
Les bonnes entreprises, vérifiées au registre officiel, à qui écrire et un mail personnalisé pour chacune. Vous relisez, Reavo s'occupe du reste.
Votre première liste de 30 entreprises est offerte, sans carte bancaire.


